REFUS DE LA DIRECTION DE NÉGOCIER |
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Rappel de la RCCPour être validée, l’accord de RCC doit être signé par des syndicats représentant 50% des voix au 1er tour des élections CSE. Pourtant lors de la réunion du 5 avril, la direction a refusé en bloc l’ensemble des revendication de l’intersyndicale La direction veut-elle réellement aboutir à une RCC ? Cette négociation n’est-elle là que pour faire du théâtre auprès des salariés en vue d’aboutir finalement à un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) Et en faire porter la responsabilité par les Organisations Syndicales (OS) ? Les points bloquants à la signature ?La direction a demandé les points bloquants à la signature à chacun des syndicats. La direction a rejeté en bloc la majorité des revendications des OS qui souhaitent un vrai accord qui protège les salariés car elle n’aurait pas de « MANDAT » Pour la CGT, les points non négociables pour la signature sont :
Workforce Architecture (WFA)La direction a orienté le principal critère de sélectivité pour le PSE la RCC sur les Job Rôles issus de la WorkForce Architecture (WFA). La direction a demandé au cabinet de conseil (Boston Consulting Group) d’élaborer une organisation cible et propose de se séparer de tous les postes qui ne sont plus présents dans cette organisation de référence. De plus, en procédant comme cela, la direction stigmatisera les personnes dont le Job Rôle est ciblé en envoyant le message qu’elles n’ont plus d’avenir dans l’organisation cible.
La CGT dénonce un projet basé sur la WFA. Pour la CGT, les job rôles tels qu’ils ont été définis n’ont aucune légitimité :
Pour éviter les départs contraints, toute discrimination et tout PSE déguisé, la CGT en intersyndicale a revendiqué que chaque salarié intéressé puisse postuler.
Réponse de la direction : la direction campe sur sa position et réfléchit à identifier les postes éligible aux job subfamily.
Pour rappel, l’architecture WFA est décrite comme suit :
Calendrier proposé par l’intersyndicale à la direction
Pour la CGT, ce calendrier laisse un peu de temps pour construire un dossier sérieux et ne discrimine personne
Réponse de la direction : Les départs doivent être rapide pour la réorganisation cible se mettent en place rapidement. On ne peut pas « geler trop longtemps les mobilités dans l’entreprise » Elle abandonne l’idée du fil de l’eau (validation des dossiers tous les 15j) mais les dossiers ne sont pas validés tous en même temps :
Congé de mobilité : (Article L1237-18)Le congé de mobilité a pour objet de favoriser le retour à un emploi stable par des mesures d’accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail. La direction propose le minimum légal :
Pour la CGT, le congé doit être de 24 mois, permettant notamment de couvrir des périodes de formations longues.
Réponse de la direction : “Elle n’a pas mandat pour un congé mobilité de 24 mois” – Si la direction n’a pas mandat pour négocier les dispositions, négocie-t-elle vraiment ?
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CONCLUSION |
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La stratégie de la direction |
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La direction n’a pas de mandat pour répondre aux revendications des OS. Elle aurait toutefois mandat pour autre chose (un PSE ?) et prendrait ses responsabilités s’il n’y a pas d’accord.
La direction oriente les débats pour connaitre les positions à minima de chaque syndicat et diviser l’intersyndicale pour sûrement proposer l’accord le moins disant, en faisant un pré-décompte des pourcentages d’accord pour arriver à ses fins Nous refusons le rôle de bouc émissaire pour justifier un PSE prévu dès le départ !
Dans les négociations RCC, le rapport de force se fait autour de la table avec nécessité d’une signature.Si la direction prend SA responsabilité de déclencher SON mandat PSE, le rapport de force se fera sur les parkings des différents sites et dans la presse.
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Power24 – Projet de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) Réunion du 5 avril
